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Je l’ai attrapé comme un coup de soleil ce foutu syndrome et il ne m’a pas loupée ! Contrairement à ce que l’on peut imaginer, je n’ai pas l’impression qu’il me soit tombé dessus à la maternité. On entend souvent les mamans parler de cette fameuse première fois où elles ont vu leur bébé et qu’elles ont été attirées comme un aimant pour ne plus le lâcher.

Moi, la première fois que je l’ai vue, je l’ai trouvé belle, vraiment magnifique ma Nénette mini Princesse mais je ne me suis pas sentie comme une louve protectrice ayant peur des bras des autres. Je la savais bien entourée et je n’avais aucune crainte. Deux semaines après mon accouchement, je l’ai laissée pour la première fois à mes beaux-parents pour une sortie ciné en amoureux. Pour beaucoup de jeunes mamans, c’est une chose inconcevable… J’avoue que je l’ai confiée entre deux biberons et que je savais qu’elle allait dormir. C’était déjà plus facile !

Mais aujourd’hui, Nénette a 8 mois et demi et me voilà sur le banc des accusés : je suis une maman-louve, prête à morde quiconque ne l’approche pas à pas de loup. Et j’ai mordu !

Petit interrogatoire à l’accusée, moi-même :

Quand est-ce que ce syndrome est apparu ? En fait, je ne peux pas vous donner de date et d’heure exactes mais en tout cas, il s’est imprégné en moi, s’est infiltré dans mes veines pour atteindre le cœur. Cet organe vital symbole de l’amour a beau pomper, il n’arrive pas à éliminer ce drôle de virus.

Comment vous est-il apparu ? Il s’est révélé en même temps que j’apprenais à connaître mon bébé avec toutes ses particularités propres et que je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas un « Mode d’emploi du bébé » unique. Le mode d’emploi de ma Nénette, nous l’écrivons tous les jours toutes les deux et le complétons au fil des mois. Le syndrome m’est donc apparu lorsque j’ai commencé à douter du décryptage de ce mode d’emploi par les autres et surtout leur non respect du manuel.

Pourquoi donc ? En fait, ce sont ces petits riens de tous les jours qui au final représentent tout.

- Ce sont les bisous sur les mains de votre bébé par toutes les personnes qui s’approchent. Ne savent-ils pas que leurs microbes vont voyager directement dans la bouche de votre nouveau né à travers cette main qu’il met tout le temps à la bouche ? Il fut une époque où le baisemain de rigueur se faisait sans que les lèvres ne frôlent la peau et cela même pour des adultes… La raison en est claire, non ?

- Ce sont les grimaces et autres stimulations pour attirer l’attention de votre bébé alors que vous venez de dire qu’il doit dormir.

- Ce sont les choses que les autres veulent faire manger à votre enfant alors que vous ne le souhaitez pas. Pour ma voisine, c’est ce morceau de saucisson donné à son fils de 7 mois par des grands-parents qui pensent bien faire…

- Ce sont ces phrases que vous détestez entendre car elles vont à l’encontre du mode d’éducation que vous avez choisi avec votre moitié.

- Ou encore ces remarques faites à votre tout petit qui paraissent anodines aux personnes qui les prononcent mais que vous abhorrez : « T’es pas belle quand tu pleurs », « T’es une râleuse », « Alors ce gros bébé ». Non, mon bébé n’est pas moche quand il pleure, il communique. Non, ma fille n’est pas une râleuse à 4 mois. Beau bébé oui, gros bébé non.

Pour ma défense ? Oui, j’ai grogné et même mordu – au sens figuré, heureusement – et les gens disent de moi que je suis « trop fusionnelle ». Ce qualificatif poursuit toutes les mamans au foyer… Presque comme un gros mot. Mais sincèrement, pourquoi toujours montrer du doigt les mamans ? Trop fusionnelles, trop laxistes, chacun a son avis mais chaque parent a le droit de choisir son mode d’éducation et en retour, il doit être respecté par tous. Je suis certaine que dans les souvenirs de toutes les mamans, tous ces « petits riens », peut-être différents des miens, vous ont blessées, attristées, froissées ou embêtées et parfois même, après cumul, fait chier, emmerdées, épuisées… Ai-je tort ? Je suis tour à tour une mère-poule, mère-louve, mère-lionne, une maman fusionnelle si vous voulez et quelques fois laxiste même. Je suis peut-être cette maman que vous voyez par vos yeux ou pas, mais tout ce qui m’importe, c’est la maman que ma fille voit par les siens. Alors mon syndrome, je vais le laisser gentiment évoluer et s’adoucir au fur et à mesure que ma Nénette saura s’exprimer par elle-même. En revanche, je vais garder une légère rage de louve, bien enfouie, pour montrer les crocs si besoin… Parce que c’est bien le rôle d’une maman, non ?

A vos avis, à vos critiques, à vos coups de gueule, la parole est ouverte !

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Le syndrome de la mère-louve : attention, je mords !
Tag(s) : #Dans notre vie
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